
Vous avez tort,
l'augmentation du nombre de jeunes explique en partie l'augmentation du nombre d'élèves et d'étudiants, mais elle n'explique pas pourquoi ceux-ci poursuivent plus longtemps leurs études.
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Vous avez raison,
la montée du chômage a incité les jeunes (fortement touché par le chômage) à prolonger leurs études et donc à reculer le moment de se présenter sur le marché du travail ; disposant d'un niveau de diplôme plus élevé que leurs aînés, ils espèrent augmenter leur employabilité c'est à dire leur chance de trouver un emploi.
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La diminution de la valeur des diplômes n'a pas d'effet simple :
d'une part, elle décourage les jeunes à faire des efforts pour avoir un diplôme élevé,
d'autre part, elle rend d'autant plus nécessaire d'avoir un diplôme supérieur à celui de ses parents pour atteindre le même niveau social.
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Vous avez tort,
si les prix ont augmenté depuis la seconde guerre mondiale, les revenus ont progressé plus vite et le pouvoir d'achat a augmenté: il est aujourd'hui plus facile aux parents de financer les études de leurs enfants qu'autrefois.
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Vous avez raison,
la perspective d'ascension sociale est une cause d'allongement de la scolarisation : de plus en plus de jeunes obtiennent le baccalauréat, poursuivent leurs études et sont diplômés de l'enseignement supérieur (diplôme supérieur ou égal à bac + 2). Compte tenu des besoins du système productif, les chances de devenir cadre avec un tel diplôme ont augmenté d'une génération à l'autre. Beaucoup d'enfants, plus diplômés que leurs parents, espèrent occuper une position plus élevée (ascension sociale).
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Vous avez tort,
dernière ligne : 66 % jeunes hommes ayant terminé leurs études depuis moins de 5 ans avec un diplôme supérieur à bac + 2 ans sont devenus cadres, alors que seulement 37 % des jeunes femmes sont dans ce cas.
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Vous avez raison,
dernière ligne : 66 % jeunes hommes ayant terminé leurs études depuis moins de 5 ans avec un diplôme supérieur à bac + 2 ans sont devenus cadres, alors que seulement 37 % des jeunes femmes sont dans ce cas.
Les femmes sont moins souvent cadres que les hommes à diplôme égal.
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Il ne s'agit pas d'une rentabilité au sens économique mais de la rentabilité sociale des diplômes mesurée en termes de position sociale atteinte en début de carrière.
Ainsi, un diplôme sera dit rentable s'il permet l'obtention d'une position sociale élevée (statut de cadre par exemple).
Les diplômes ne produisent pas les mêmes effets sociaux en termes d'emplois et de position sociale : la probabilité d'accéder à une position sociale élevée (statut de cadre) est plus grande avec un diplôme de niveau I et II (supérieur à bac + 2) qu'avec un diplôme de niveau III (bac + 2).
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C'est juste,
les garçons choisissent des CAP et BEP techniques, comme électricité-électronique, ils deviennent alors ouvriers.
Les filles choisissent des CAP et BEP tertiaires, comme secrétariat-bureautique, elles deviennent employées.
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Vous avez tort,
les garçons choisissent des CAP et BEP techniques, comme électricité-électronique, ils deviennent alors ouvriers : c'est le cas de 75 % des jeunes hommes ayant un CAP ou BEP.
Les filles choisissent des CAP et BEP tertiaires, comme secrétariat-bureautique, elles deviennent employées : c'est le cas de 65 % des jeunes femmes ayant un CAP ou BEP.
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Vous avez raison,
les techniciens sont classés dans les professions intermédiaires.
C'est pourquoi 68 % des jeunes hommes ayant un diplome bac + 2 ans (BTS : brevet de technicien supérieur ou un DUT) deviennent professions intermédiaires.
C'est le cas de 53 % des jeunes femmes titulaires de ce diplôme.
Le déclassement (obtenir un emploi inférieur à son diplôme) est plus important pour les femmes que pour les hommes.
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Vous avez tort,
les techniciens sont classés dans les professions intermédiaires.
C'est pourquoi 68 % des jeunes hommes ayant un diplome bac + 2 ans (BTS : brevet de technicien supérieur ou un DUT) deviennent professions intermédiaires.
C'est le cas de 53 % des jeunes femmes titulaires de ce diplôme.
Le déclassement (obtenir un emploi inférieur à son diplôme) est plus important pour les femmes que pour les hommes. |
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| Rentabilité du diplôme |
Des études supérieures inégalement rentables
selon le sexe
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| Les générations nées à la fin des années soixante ont massivement poursuivi leurs études au-delà du baccalauréat, en partie sous la pression du chômage, en partie dans l'espoir de promotion sociale. Malgré l'afflux de nouveaux étudiants, la rentabilité des diplômes a été confirmée. Pourtant, [...] les hommes le valorisent plus que les femmes. [...] |
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Groupe socioprofessionnel en 2003 selon le diplôme
le plus élevé obtenu en formation initiale par les jeunes, en % |
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Cadres |
Professions intermédiaires |
Emloyés |
Ouvriers |
Inconnu ou non salarié |
Ensemble |
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Hommes |
Femmes |
Hommes |
Femmes |
Hommes |
Femmes |
Hommes |
Femmes |
Hommes |
Femmes |
Hommes |
Femmes |
| Aucun diplôme |
0 |
0 |
4 |
0 |
18 |
71 |
77 |
25 |
2 |
4 |
100 |
100 |
| CEP |
0 |
0 |
0 |
0 |
25 |
100 |
75 |
0 |
0 |
0 |
100 |
100 |
| BEPC |
0 |
3 |
20 |
14 |
25 |
71 |
55 |
13 |
0 |
0 |
100 |
100 |
| CAP, BEP |
0 |
0 |
6 |
6 |
16 |
65 |
75 |
27 |
2 |
2 |
100 |
100 |
| Bac ou équivalent |
2 |
1 |
27 |
20 |
25 |
70 |
45 |
9 |
1 |
1 |
100 |
100 |
| Bac +2 |
7 |
3 |
68 |
53 |
13 |
41 |
10 |
3 |
2 |
0 |
100 |
100 |
| Supérieur à bac + 2 |
66 |
37 |
23 |
44 |
7 |
17 |
2 |
2 |
1 |
0 |
100 |
100 |
Champ : Français actifs occupés à la date d'enquête et ayant terminé leurs études initiales entre mai 1998 et janvier 2003. |
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