Mobilité sociale

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Insertion sur le marché du travail et aide de la famille

 
L’avenir professionnel est de plus en plus fortement conditionné par la formation scolaire, il varie aussi selon le milieu familial d’origine, qui peut soutenir les jeunes dans leur accès au premier emploi. À diplôme égal, la réussite de l’insertion dépend encore notamment des relations sociales de la famille facilitant l’embauche (par le « piston » plus ou moins direct, l’introduction ou la recommandation auprès de l’employeur, le conseil avisé ou la circulation de l’information). Les jeunes non ou peu diplômés peuvent aussi bénéficier de cet appui pour obtenir par exemple un emploi saisonnier ou un stage.
La gestion familiale des premiers pas des jeunes sur le marché de l’emploi varie ainsi selon leurs parcours scolaires. Les ouvriers ont apporté une
aide sur le plan professionnel dans 30 % des cas lorsque l’enfant détenait au plus un certificat d’études, un BEPC, un CAP ou un BEP. Cette aide n’a concerné que 22 % des jeunes ayant décroché un diplôme du supérieur. Dans le premier cas, l’aide est sans doute facilitée par la proximité des parents avec ce type de formation et la connaissance de leurs débouchés. Dans le second cas, au contraire, la moindre familiarité avec l’univers de l’enseignement supérieur fait davantage reposer la stratégie d’accès à l’emploi sur les jeunes eux-mêmes. [...]
À quels types d’emplois peuvent donc conduire ces aides apportées par les parents ? [...] la mobilisation des ressources relationnelles ne change pas beaucoup la donne, si ce n’est qu’elle augmente les chances de rester dans les catégories populaires pour les enfants d’agriculteurs, d’employés ou d’ouvriers. En particulier, parmi les enfants d’ouvriers, ceux qui ont bénéficié de l’aide d’un de leurs parents sont plus souvent classés ouvriers que les autres (36 % contre 28 %). On peut penser aussi que l’implication de la famille dans la recherche d’emploi relève d’une stratégie défensive pour compenser un capital scolaire faible des enfants dans une conjoncture économique dégradée. [voir le tableau]

L’environnement familial constitue un atout pour accéder plus rapidement à un emploi non déclassé : être un fils de cadre et avoir une mère active occupée augmentent la probabilité de sortir rapidement du déclassement. Les personnes dont le premier emploi est un contrat aidé dans le tertiaire sortent plus lentement du déclassement que les autres. Ceux qui débutent sur un poste d’ouvrier mettent également plus de temps à être rémunérés à la hauteur de leur diplôme. [...] Il existe un antagonisme entre les diplômes de niveau bac + 2 ou bac + 5 et ceux de niveau bac ou bac + 3/4 : le risque de permanence du déclassement est bien plus élevé pour ces derniers. [...]


 
Questions :

L'aide familiale pour qu'un jeune trouve un emploi est-elle majoritaire ?          OUI       NON

L'aide familiale favorise-t-elle la reproduction sociale (l'immobilité sociale) des enfants d'ouvriers ?         OUI       NON
L'aide familiale aide-t-elle à sortir du déclassement lorsqu'un tel emploi a été trouvé ?                  OUI           NON
 
 

 

Mis à jour en février 2009