Mobilité sociale

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Démocratisation du supérieur

L'ouverture rapide du supérieur depuis le début des années 1980 et la diversification de son offre éducative, avec notamment le développement des IUT et des STS, invitent à réexaminer la question de la réduction des inégalités sociales devant l'école. La réalité de cette démocratisation est doublement contestée. D'une part, l'enseignement supérieur se serait essentiellement démocratisé au niveau de ses premiers cycles, le mouvement de démocratisation s'essoufflant pour les diplômes plus élevés. D'autre part, les inégalités auraient changé de nature et concerneraient désormais la nature des études suivies. La compilation des enquêtes Emploi 1990 à 2002 permet d'étudier l'évolution fine du lien entre origine sociale et diplôme sur longue période.

L'ouverture du supérieur ne s'est pas accompagnée d'une pause dans le mouvement de démocratisation et ce, quel que soit le niveau de diplôme considéré. Nous trouvons en outre que la démocratisation a été de même ampleur pour les différents cycles de l'enseignement supérieur. Mesurée à niveau de sélection constant, afin de neutraliser l'éventuelle dévalorisation des titres scolaires, la baisse de la sélectivité sociale du supérieur est encore avérée. En revanche, l'enseignement supérieur dans son ensemble s'est moins démocratisé que le baccalauréat.

La prise en compte des différenciations « horizontales » des études, à travers les filières, conclut que, pour les filles, la phase d'expansion rapide du supérieur a été de pair avec une accentuation de la polarisation sociale de ses différentes filières : les filières les plus « bourgeoises » le sont devenues encore plus ; de même pour les filières les plus populaires. En revanche, la polarisation sociale des orientations des garçons dans le supérieur semble plutôt constante.


 
Questions :

Comment lisez-vous l'information contenue dans le point rouge ?
35 % des hommes de 30 ans suivaient un enseignement supérieur scientifique.
35 % des hommes nés en France, âgés d'au moins 25 ans en 1930, étaient diplômés de l'enseignement scientifique.
35 % de personnes nées en 1930 qui suivaient des études supérieures étaient nées en France. 
35 % des étudiants nés en France en 1930, âgés d'au moins 25 ans, suivaient des études supérieures scientifiques.

Comment lisez-vous l'information contenue dans le point vert ?
44 % des femmes nées en 1974 avaient un niveau d'études supérieures professionnalisantes.
44 % des étudiantes, d'au moins 25 ans, nées en France en 1974 suivaient des études supérieures professionnalisantes.
44 % des femmes d'au moins 25 ans, nées en France, en 1974, avaient un niveau d'études supérieures professionnalisantes.

Ces graphiques permettent de vérifier les affirmations des deux premiers paragraphes.
              VRAI                              FAUX

Quelles sont les courbes qui confirmentl'accentuation de la polarisation selon le sexe de ces différentes filières(dernier paragraphe) en ce qui concerne les filles ?
Droit et sciences éco ?
Médecine ?
Supérieur professionnalisant ?
Lettres - Sciences humaines ?
Sciences ?

 
Mise à jour avril 2009